L'intention paradoxale pour s'endormir plus vite
L'intention paradoxale

L’intention paradoxale pour s’endormir plus vite

Vous n’avez peut-être jamais entendu parler de la méthode de l’intention paradoxale encore peu connue du grand public. Cependant, cette technique simple, bien appliquée, peut être d’une grande aide dans le traitement de l’insomnie, du trouble obsessionnel-compulsif (TOC), des phobies et des crises d’angoisse. On vous explique…

L’origine de l’intention paradoxale

La méthode de l’intention paradoxale a été développée par Viktor Frankl (1905-1997), psychiatre autrichien. Rescapé d’Auschwitz, il a remarqué que les gens qui s’en sortaient le mieux dans son horrible camp de concentration n’étaient pas forcément les plus forts physiquement, comme on pourrait le croire, mais plutôt ceux qui s’accrochent au sens de leur vie. Il a ensuite proposé l’idée que le but de la vie n’est pas le bonheur, mais la recherche de sens, et qu’on ne peut trouver un sens à sa vie qu’à travers la souffrance.

Comment ça fonctionne ?

Sa méthode d’intention paradoxale est utilisée dans les thérapies cognitives et comportementales (TCC). L’intérêt est qu’elle peut être utilisée seul, en autonomie, sans thérapeute, à condition bien sûr d’être bien informé. Viktor Frankl a découvert que les personnes anxieuses craignent que quelque chose se produise, et en fuyant cette peur, l’anxiété est renforcée. Ils sont alors entrés dans un cercle vicieux d’évitement de l’anxiété. Ainsi, pour briser le cercle vicieux de la peur, la méthode de l’intention paradoxale propose de vouloir ce qui nous fait peur et de souhaiter que ce qui nous fait peur se produise. De cette façon, la peur peut être stoppée, car le cerveau ne peut pas craindre quelque chose qu’il veut. Ainsi, le désir de reconnaître sa peur peut inhiber l’anxiété dans le cerveau.

Pour quels troubles l’appliquer ?

L'intention paradoxale insomnie

Les problèmes de sommeil

Pour pouvoir vous endormir, vous devez éliminer toute pression à l’idée de vouloir dormir. En effet, plus on se force à dormir, plus notre cerveau va rester éveillé et rendre l’endormissement plus difficile. La méthode de l’intention paradoxale consisterait dans ce cas à se coucher et à tout faire pour ne pas dormir. Par exemple, allongez-vous et fermez les yeux, mais répétez-vous : je ne dormirai pas, je ne dors pas, je ne veux pas dormir, tout ira bien demain. On peut même aller plus loin et ne pas aller se coucher, mais faire des activités pas trop exigeantes, comme lire (hors de son lit, laissez le lit pour dormir) ou regarder la télévision, puis attendre que le sommeil vienne de lui-même. Cela peut paraître absurde, mais le but est vraiment de relâcher toute pression à l’idée de dormir, d’ainsi se détendre et se relâcher, et de s’endormir tranquillement.

Les crises d’angoisse

Quand on souffre de crises d’angoisse, on a souvent peur de la peur et peur de refaire une crise d’angoisse. L’intention paradoxale dans ce cas-là consiste à souhaiter avoir une crise d’angoisse, la pire de toute sa vie. Quand la crise est déjà là, on peut aussi souhaiter qu’elle empire et que les sensations prennent de l’ampleur. En exigeant cela, le cerveau comprend qu’il n’y a pas de raisons d’avoir peur, et la crise pourra s’arrêter.

Pour les TOC

Ici, nous vous recommandons d’établir un plan d’action, en listant toutes les obsessions (pensées anxieuses), nos compulsions (rituels pour arrêter ces pensées) et mesures d’évitement, et de leur attribuer un score d’inquiétude. On peut alors aborder chaque situation petit à petit, une table des matières à la fois, en commençant par la plus simple, la moins stressante. On s’expose alors à des circonstances traumatisantes, puis on se répète l’intention paradoxale de souhaiter que la chose que l’on redoute se produise et d’attendre encore plus longtemps avant d’accomplir le rituel, jusqu’à ce qu’on ne le fasse plus.

Les phobies

Là encore, nous devrions formuler une phrase exprimant notre souhait que la chose que nous craignons le plus se réalise. Ensuite, vous devez progressivement exposer votre peur et vous répéter les intentions paradoxales. Par exemple, une personne souffrant d’anxiété sociale et ayant peur de rougir voudrait rougir. La peur de rougir est souvent à l’origine de ce phénomène. Paradoxalement, à force de vouloir rougir, il y a des chances que cela n’arrive pas. Rappelez-vous que le cerveau ne peut pas craindre quelque chose qu’il veut. Comme pour le traitement d’un trouble obsessionnel-compulsif, encore faut-il établir un plan d’action, listant toutes les situations qui nous causent de l’anxiété, toutes les choses que nous évitons, et leur attribuant des points d’inquiétude. Ensuite, nous pouvons aborder chaque situation petit à petit, en commençant par la plus facile et la moins stressante.

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